
Port-au-Prince, 2 février 2026. Cette rencontre, qui rassemble des acteurs politiques et des représentants de la société civile, a pour objectif de parvenir à un consensus politique afin d’éviter une impasse à l’approche du 7 février 2026, date marquant la fin du mandat du CPT.
Dans une intervention, le président du FNH, Ing. Joseph Junior Michel, a rappelé l’échec du CPT et du gouvernement sortant après 21 mois au pouvoir. « Ils n’ont pas réussi à rétablir la sécurité ni à organiser les élections prévues dans le pays », a-t-il souligné.
Le FNH estime que, compte tenu de ces résultats, le CPT et le gouvernement sortant ne devraient pas faire partie de la solution. Toutefois, le parti se dit optimiste quant aux conclusions du dialogue interhaïtien, affirmant que le secteur politique pourrait désigner un président et un Premier ministre crédibles et honnêtes pour conduire la transition à partir du 7 février 2026.
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Port-au-Prince, 27 janvier 2027. Cette démarche intervient après une correspondance adressée vendredi au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, précise le parti, qui se dit préoccupé par la dégradation continue de la situation nationale. Dans sa lettre, le FNH rappelle ce qu’il considère comme les obligations constitutionnelles et morales des autorités de transition, tout en dressant un bilan sévère de leur gestion.
Selon le FNH, vingt-et-un mois après l’installation du CPT et du gouvernement, les objectifs fondamentaux assignés à la transition n’ont pas été atteints. Le parti estime notamment que l’insécurité s’est aggravée, que l’économie nationale s’est détériorée et que les élections, jugées indispensables au rétablissement de la légitimité démocratique, n’ont toujours pas été organisées.
Le document souligne que le rétablissement de la sécurité et l’organisation d’élections crédibles, missions centrales de la transition, constituent aujourd’hui, selon le FNH, un « échec manifeste ». Le parti rappelle également que l’accord du 3 avril 2024 prévoit la fin du mandat du CPT et du gouvernement le 7 février 2026, date à laquelle le pouvoir devrait être transmis afin de relancer un processus démocratique.
Dans sa lettre, le FNH décrit un état du pays jugé alarmant, évoquant notamment le contrôle de postes de péage et de vastes territoires par des gangs armés, particulièrement dans les départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre. Le parti souligne aussi l’absence d’élections depuis plus de dix ans et la dégradation continue des conditions de vie de la population, marquées par la pauvreté, l’insécurité et le déplacement interne.
Abordant la question de la souveraineté nationale, le FNH appelle les forces vives du pays à « se rassembler », estimant que les interventions étrangères, notamment celles des États-Unis, du Canada et de l’Union européenne, sont désormais une réalité. Selon le parti, seule une mobilisation nationale responsable permettrait d’éviter une dépendance accrue vis-à-vis de l’extérieur.
La lettre évoque également la situation des personnes déplacées internes, des victimes d’enlèvements et de violences, de la diaspora haïtienne ainsi que des bénéficiaires du programme migratoire américain dit « Programme Biden », dont certains souhaiteraient aujourd’hui rentrer en Haïti.
Au terme de son analyse, le FNH considère que le CPT et le gouvernement ont achevé leur cycle et les appelle à se retirer dans le respect de la fin de leur mandat, tout en s’entendant pour assurer la continuité de l’État. Le parti plaide pour l’ouverture rapide d’un large dialogue national, la lutte renforcée contre les gangs armés et l’organisation d’élections démocratiques, crédibles et honnêtes.
Parmi ses recommandations, le FNH propose la mise en place d’un gouvernement bicéphale de très courte durée, chargé de rétablir la sécurité et de conduire le pays vers des élections dans un délai qu’il souhaite réduit. Contact FNH : 35 76 13 13 / 34 12 00 09. E-MAIL : partifnh7@gmail.com, m8junior@gmail.com.
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