
Pétion-Ville, 3 avril 2026. À cette occasion, le parti Fierté Nationale Haïtienne (FNH) a exprimé des préoccupations d’ordre institutionnel. Ses représentants ont notamment mis en question la légitimité du Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, estimant qu’il ne serait pas habilité à convoquer le peuple en ses comices. Sollicité sur ces déclarations, le chef du gouvernement n’avait pas réagi dans l’immédiat.
Le président du FNH, l’ingénieur Joseph Junior Michel, a par ailleurs salué la présence en Haïti de membres d’une mission de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), soulignant l’importance de leur implication dans le contexte politique actuel.
Dans son intervention, il a également évoqué la nécessité d’un dialogue politique inclusif entre les différents acteurs nationaux, en vue de la mise en place d’un exécutif bicéphale, une option régulièrement avancée dans les discussions relatives à la transition politique.
Cette commémoration intervient dans un contexte marqué par des tensions persistantes et des incertitudes institutionnelles, alors que plusieurs initiatives continuent d’appeler à une solution consensuelle pour faire face à la crise.
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Port-au-Prince, 23 février 2026. Dans un communiqué, Joseph Junior Michel, président du FNH, a qualifié le document de « faux consensus ». Selon lui, loin de servir la population, le pacte favoriserait le maintien au pouvoir du chef du gouvernement et pourrait aggraver l’instabilité politique.
Transition floue et consensus limité
Le FNH dénonce l’absence de calendrier clair pour la transition. « Sans limite précise, cette période risque de s’éterniser et de prolonger le chaos institutionnel », souligne Joseph Junior Michel. Il ajoute que l’accord n’a pas rassemblé l’ensemble des acteurs politiques et sociaux du pays, certains poids lourds de la vie nationale n’ayant pas été consultés.
Bien que le FNH soit allié au Mouvement pour la Réconciliation et la Reconstruction Nationale (MORN), le parti refuse de signer le pacte, jugeant qu’il ne reflète pas l’intérêt du peuple. Néanmoins, il précise que le MORN reste libre de sa propre décision.
Question sur la légitimité des signataires
Le président du FNH remet également en cause la représentativité des signataires, qu’il accuse de poursuivre des ambitions personnelles plutôt que de défendre l’intérêt général. Ces critiques illustrent les tensions persistantes autour de la gouvernance transitoire et des mécanismes proposés pour organiser les élections.
Appel à un dialogue véritablement inclusif
Pour sortir de l’impasse, le FNH propose la tenue d’un dialogue véritablement inclusif, réunissant toutes les forces vives du pays.
Le parti plaide en faveur d’un exécutif bicéphale, à la tête d’une transition de courte durée, dont l’objectif principal serait de préparer des élections libres et transparentes.
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