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À Miami, les autorités haïtiennes lancent un nouveau chantier consulaire au service de la diaspora

Port-au-Prince, 7 mai 2026. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, de la ministre des Affaires étrangères Raina Forbin, ainsi que du consul général d’Haïti à Miami, Yverick Delerme Cyril. Des représentants du corps diplomatique, des figures communautaires, des responsables religieux et plusieurs membres de la diaspora ont également assisté à l’événement.

À travers ce chantier, l’État haïtien entend doter sa représentation consulaire dans la ville de Miami d’une infrastructure plus adaptée aux besoins des ressortissants haïtiens vivant dans le sud de la Florida.

Selon les responsables gouvernementaux, le futur complexe consulaire intégrera plusieurs espaces destinés aux services administratifs, à l’accueil du public, aux rencontres institutionnelles ainsi qu’à des activités de valorisation culturelle.

L’objectif affiché est de rendre les démarches consulaires plus fluides et d’améliorer la qualité des services proposés à la communauté haïtienne établie à l’étranger.

Dans leurs allocutions, les autorités ont également insisté sur la contribution de la diaspora au développement national, saluant son implication dans la vie économique et sociale du pays. Elles ont, dans le même temps, réaffirmé leur volonté de consolider les relations entre l’État haïtien et ses ressortissants vivant hors du territoire national.

Organisée autour du thème « Passé. Présent. Avenir. », cette cérémonie s’inscrit aussi dans le cadre du quarantième anniversaire du Consulat d’Haïti à Miami.

Pour le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, cette nouvelle infrastructure symbolise une administration publique plus moderne et davantage connectée aux attentes de ses citoyens.

Avec ce projet, le gouvernement affirme sa volonté de renforcer la présence diplomatique et consulaire d’Haïti auprès de ses communautés établies à travers le monde.

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Centre infos | 07 Mai 2026 |

Haïti : l’OEA intensifie son engagement sur les questions sécuritaires et électorales

07 Mai 2026

Miss Bird 2026 : la jeune Kloey H. Orélus porte les couleurs d’Haïti en finale

01 Mai 2026

Haïti / Japon : une coopération de 70 ans mise à l’honneur par le BMPAD

30 Avril 2026

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Haïti : un budget électoral revu à la baisse soumis au gouvernement

Pétion-Ville, 30 avril 2026. Le document découle des travaux menés par une commission technique interne. Cette structure a réuni à la fois des cadres du CEP et des partenaires internationaux, notamment le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH).

Dans sa nouvelle proposition, le CEP s’appuie sur deux scénarios, chacun correspondant à des choix techniques et logistiques distincts pour la tenue des scrutins. Selon l’institution, cette approche vise à mieux ajuster les moyens disponibles aux contraintes actuelles.

En parallèle, les responsables électoraux indiquent travailler à l’élaboration d’un calendrier révisé. L’objectif affiché est de proposer une feuille de route jugée « réaliste et crédible », en phase avec le contexte du pays.

Le CEP souligne également son intention de conduire le processus électoral dans le respect des principes fondamentaux, tels que l’inclusivité, l’impartialité, l’indépendance et la transparence.

Aucune précision n’a toutefois été fournie sur le coût total de cette nouvelle enveloppe budgétaire ni sur une date éventuelle pour l’organisation des élections.

À titre de rappel, une première estimation de 250 millions de gourdes avait été transmise au gouvernement, mais jugée excessive par le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé.

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Centre infos | 30 Avril 2026 |

Haïti lance un colloque national pour repenser sa politique migratoire

29 Avril 2026

AGD : accès aux bureaux bloqué, des agents exigent le départ de la direction générale

29 Avril 2026

Pétion-Ville : l’enlèvement de sept agents municipaux relance les inquiétudes sur la sécurité

29 Avril 2026

Actualité

Relance du BMPAD : la direction générale mise sur la rigueur et la conformité pour redorer l’image de l’institution

Port-au-Prince, 28 avril 2026. Cette réunion s’inscrit dans une démarche visant à renforcer la gouvernance administrative et à restaurer la confiance des partenaires techniques et financiers. Les discussions ont notamment porté sur l’évaluation de plusieurs projets en préparation, dont le lancement est envisagé dans les prochaines semaines.

Lors des échanges, la question du respect des normes légales et institutionnelles a occupé une place centrale. Le directeur général a insisté sur la nécessité de se conformer strictement aux mécanismes de contrôle en vigueur, en particulier ceux relevant des instances compétentes, dont la Cour supérieure des comptes. « Tout ce que le Bureau entreprend doit être en conformité avec les instances concernées », a-t-il déclaré.

Au-delà des aspects liés à la conformité, le Conseil de direction a également abordé des enjeux relatifs à la coordination interne et à l’amélioration des performances de l’institution. Ces discussions traduisent une volonté de structurer davantage les actions du BMPAD et d’en accroître l’efficacité.

Entré récemment en fonction, Me Thimoléon affiche l’ambition de repositionner le BMPAD dans le paysage institutionnel, en misant sur des principes de transparence, de crédibilité et de résultats. Il s’est dit confiant dans la capacité de son équipe à relever les défis et à contribuer au renforcement de l’institution.

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Centre infos | 29 Avril 2026 |

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Salaire minimum : nouvelle vague de protestation des ouvriers de la SONAPI face à la cherté de la vie

Port-au-Prince, 29 avril 2026. Employés en grande partie dans la sous-traitance, les protestataires rejettent le maintien du salaire minimum à 685 gourdes. Ils estiment que ce niveau de rémunération ne permet plus de couvrir les besoins essentiels, dans un contexte marqué par l’augmentation des prix des produits de base et du carburant. Selon eux, cette situation fragilise un grand nombre de familles qui dépendent exclusivement de ces revenus.

Pour y remédier, les manifestants plaident en faveur d’un ajustement substantiel, proposant un salaire minimum compris entre 2 500 et 3 000 gourdes. Ils considèrent cette révision comme une réponse nécessaire aux réalités économiques actuelles.

La mobilisation a provoqué des perturbations aux alentours du parc industriel, avec des routes partiellement obstruées par les protestataires. Le mouvement s’est ensuite étendu jusqu’à plusieurs artères de Delmas, en direction de la Primature, à Musseau.

L’intervention des forces de l’ordre, notamment des unités de maintien de l’ordre de la Police nationale d’Haïti (PNH), a marqué un tournant dans la manifestation. Des gaz lacrymogènes ont été utilisés pour disperser les rassemblements, suscitant l’indignation des participants, qui dénoncent une réponse jugée disproportionnée.

Malgré la persistance des mobilisations, les autorités n’ont, pour l’heure, émis aucune prise de position officielle. Cette absence de réaction alimente davantage les tensions autour de ce dossier sensible.

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Centre infos | 29 Avril 2026 |

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Haïti : appel appuyé du Premier ministre à une réponse internationale face à la crise sécuritaire

New York, 23 avril 2026. Entouré de la ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, et de son conseiller spécial Me Guerly Leriche, le chef du gouvernement haïtien a livré un diagnostic alarmant de la situation nationale. Selon lui, la progression de l’insécurité compromet gravement le fonctionnement des institutions et affecte l’ensemble du tissu social.

Au cours de son allocution, le Premier ministre a placé le rétablissement de l’autorité de l’État au cœur de l’action gouvernementale. Il a insisté sur le lien indissociable entre sécurité, stabilité politique et développement, affirmant que l’un ne peut exister sans l’autre.

Tout en reconnaissant les avancées enregistrées par les forces de sécurité nationales, appuyées par la Force de Répression des Gangs (FRG), il a plaidé pour un renforcement substantiel de ce dispositif. Il a notamment souligné la nécessité de doter cette structure de moyens adéquats afin de répondre à l’ampleur des défis sécuritaires.

Sur le plan institutionnel, les autorités haïtiennes disent maintenir leur engagement en faveur d’un renforcement durable de l’appareil étatique, dans le respect strict des droits humains et des principes de l’État de droit.

S’adressant directement aux partenaires d’Haïti, Alix Didier a insisté sur l’urgence de passer des intentions aux actes. « Haïti n’a pas besoin de déclarations de soutien, mais d’actions concrètes », a-t-il lancé avec insistance.

Le gouvernement affirme pour sa part concentrer ses efforts autour de trois axes majeurs : la restauration de la sécurité, la tenue d’élections inclusives et crédibles, ainsi que la consolidation de la stabilité nationale à long terme.

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Centre infos | 23 Avril 2026 |

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Université d’État d’Haïti : le Conseil valide de nouvelles mesures académiques et administratives

Port-au-Prince, 23 avril 2026. Selon une note d’information publiée par le Rectorat, les travaux ont été marqués par la présentation du bilan de la première année de mandat du Conseil exécutif de l’institution. Parallèlement, plusieurs dossiers structurants ont été examinés afin de renforcer la cohérence administrative et académique au sein de l’université.

Parmi les principales décisions adoptées figure l’uniformisation de tous les diplômes délivrés par l’UEH. Cette mesure, votée à l’unanimité lors de la deuxième séance, vise à harmoniser les formats et à consolider la crédibilité des documents officiels de l’institution.

Le Conseil a également statué sur les modalités de signature des attestations et relevés de notes. À partir de l’année académique 2026-2027, ces documents devront obligatoirement porter la signature conjointe du Secrétaire général et du doyen de l’entité concernée. En cas d’empêchement, des dispositions de suppléance sont prévues impliquant les vice-doyens aux affaires académiques ou à la recherche.

Dans la même dynamique, une commission de travail a été mise en place pour finaliser une proposition globale relative à l’uniformisation des diplômes, attestations et relevés de notes. Cette structure aura pour mission de définir un format unique applicable à l’ensemble des entités de l’UEH.

Sur le plan académique, plusieurs programmes ont été validés à l’issue des délibérations. Il s’agit notamment d’un Master en agroécologie à la Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire, d’une licence en administration des affaires à l’École de Droit et des Sciences Économiques des Cayes, ainsi que d’une licence en sciences infirmières à la Faculté des Sages-femmes d’Haïti. Un programme de licence professionnelle en gestion du tourisme et des loisirs, porté par des institutions spécialisées en sciences sociales, a également été approuvé à l’unanimité.

Ces décisions traduisent la volonté des autorités universitaires de renforcer la gouvernance académique et d’adapter l’offre de formation aux exigences contemporaines.

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Centre infos | 23 Avril 2026 |

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Quand l’eau dicte la loi : le MTPTC incapable de gérer Carrefour Rita

Port-au-Prince, le 18 avril 2026. Selon des observations relayées ce week-end, traverser ce carrefour s’apparente désormais à un véritable parcours d’obstacles. L’accumulation d’eau, combinée à l’absence de drainage efficace, a transformé la zone en un espace difficilement praticable pour les piétons comme pour les automobilistes. Face à ce vide d’aménagement, un système informel s’est installé : des individus proposent d’aider les passants à traverser contre rémunération, fixée à 150 gourdes. Ceux qui tentent de franchir seuls doivent parfois payer jusqu’à 25 gourdes pour se nettoyer les pieds.

Cette situation, bien que révélatrice de la débrouillardise locale, soulève des questions fondamentales sur la responsabilité des autorités publiques. Le Ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPTC), en charge de l’entretien et de l’aménagement des infrastructures, est particulièrement visé. De nombreux citoyens dénoncent une inaction persistante malgré la récurrence de ces problèmes à chaque épisode pluvieux.

Plus préoccupant encore, les populations les plus vulnérables se retrouvent une fois de plus livrées à elles-mêmes. En l’absence de mesures concrètes, elles doivent soit payer pour se déplacer, soit s’exposer à des conditions sanitaires dégradantes. Cette réalité met en évidence un déficit criant de gouvernance urbaine et de planification des infrastructures.

Alors que les autorités seraient informées de la situation, aucune intervention visible n’a été entreprise jusqu’à présent. Ce manque de réactivité alimente un sentiment d’abandon et renforce la perception d’un État déconnecté des réalités quotidiennes de ses citoyens.

Dans un contexte où les aléas climatiques deviennent de plus en plus fréquents, l’inaction du MTPTC apparaît non seulement comme une défaillance administrative, mais aussi comme un facteur aggravant des inégalités sociales.

La situation de Carrefour Rita s’impose ainsi comme un symbole inquiétant de la fragilité des infrastructures urbaines en Haïti et de l’urgence d’une réponse institutionnelle à la hauteur des enjeux.

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Centre infos | 18 Avril 2026 |

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Haïti / Vodou : annonce de l’intronisation d’Augustin Saint-Clou comme Roi Ati, Kettia Félicité Exantus désignée Gran sevitè

Pétion-Ville, 18 avril 2026. Selon les informations rendues publiques, cette démarche est portée par plusieurs structures, dont la Konfederasyon Nasyonal Vodoyizan Ayisyen, ZANTRAY, CECILE, Fanm Vodou, Wayòm Vodou Dayiti, CONAVO et AHMADDA. Ces organisations affirment que le processus ayant conduit à cette désignation respecte les normes et règlements en vigueur dans le milieu vodou.

Dans une déclaration, Kettia Félicité Exantus a indiqué que l’ougan Augustin Saint-Clou a été « acclamé » comme Roi Ati par des acteurs du secteur. Elle soutient que cette reconnaissance résulte d’un consensus entre différentes entités vodouisantes, sans toutefois préciser l’ensemble des parties prenantes ni les modalités exactes du processus.

La nouvelle Gran sevitè a également lancé un appel à l’unité des pratiquants du vodou, évoquant des divisions persistantes au sein du secteur. Elle a invité les acteurs à se rassembler autour d’une vision commune afin de renforcer la structuration et la représentation de cette tradition religieuse.

« Le moment est venu pour les structures du vodou de s’unir », a-t-elle déclaré, appelant à dépasser les différends internes. Elle estime par ailleurs que l’ougan Augustin Saint-Clou dispose des capacités nécessaires pour accompagner cette dynamique.

Cette annonce intervient dans un contexte où plusieurs voix, au sein du vodou haïtien, plaident pour une meilleure organisation institutionnelle et une représentation plus structurée à l’échelle nationale.

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Centre infos | 18 Avril 2026 | 1

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Haïti / République dominicaine : reprise du dialogue et réouverture de l’espace aérien annoncée pour mai 2026

Port-au-Prince, 17 avril 2026. Selon le Ministère des Affaires étrangères et des Cultes (MAEC), cette décision permettra notamment la reprise des vols entre l’aéroport international du Cap-Haïtien et plusieurs aéroports dominicains. Les autorités des deux pays entendent ainsi faciliter la mobilité des citoyens, stimuler les échanges économiques et renforcer les relations bilatérales.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de la déclaration conjointe signée le 10 janvier 2021 à Elías Piña. Elle traduit, selon le MAEC, la volonté du gouvernement haïtien dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé de redynamiser les relations avec son voisin dominicain, dans un cadre de respect mutuel et de souveraineté.

Les discussions ont porté sur plusieurs dossiers jugés prioritaires, notamment la sécurité à la frontière, la gestion des flux migratoires et les échanges commerciaux.

Les deux délégations ont également évoqué la situation sécuritaire en Haïti, tout en saluant l’appui de la communauté internationale, en particulier celui des Nations Unies et des forces engagées dans la lutte contre les groupes armés.

Au terme de la réunion, les responsables des deux pays ont réaffirmé leur engagement à maintenir le dialogue comme principal mécanisme de résolution des questions d’intérêt commun, dans le respect du droit international et des principes de bon voisinage.

La délégation haïtienne était conduite par la ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, accompagnée notamment de l’ambassadeur d’Haïti en République dominicaine, Emmanuel Fritz Longchamp, ainsi que de plusieurs cadres du ministère. Du côté dominicain, la délégation était dirigée par le ministre des Affaires étrangères, Roberto Álvarez, entouré de plusieurs responsables de la diplomatie de son pays.

Le MAEC souligne que cette démarche s’inscrit dans une volonté de promouvoir une diplomatie active et orientée vers des résultats concrets, au service des intérêts nationaux.

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Centre infos | 17 Avril 2026 |

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Haïti prend part à la 17ᵉ réunion technique de la CDEMA aux Îles Vierges britanniques

Port-au-Prince, 17 avril 2026. Au cours de ces assises, le directeur général intervient dans les échanges consacrés aux enjeux de prévention, de coordination et de réponse face aux catastrophes. Il participe aux travaux aux côtés des coordonnateurs nationaux et de plusieurs spécialistes issus des États membres.

Une concertation régionale sur la gestion des risques

Cette rencontre technique constitue un cadre privilégié de dialogue entre les pays de la Caraïbe. Elle vise à renforcer la coopération régionale et à améliorer les stratégies de gestion des risques de catastrophes. Les échanges portent notamment sur des solutions innovantes pour faire face aux aléas naturels et sur une meilleure intégration des mécanismes de gestion des urgences.

Un engagement pour renforcer la Protection civile haïtienne

La présence d’Haïti s’inscrit dans une dynamique de consolidation de ses capacités en matière de gestion des crises. Les autorités haïtiennes entendent améliorer les dispositifs d’anticipation, de coordination et d’intervention. À cette occasion, Emmanuel Pierre a insisté sur la nécessité de moderniser les outils et méthodes de la Protection civile, afin de les adapter aux standards régionaux et internationaux.

Une priorité face à la saison cyclonique

Alors que la saison cyclonique 2026 approche, cette participation revêt une importance particulière. Les autorités espèrent que ces échanges permettront de renforcer la préparation nationale, d’optimiser les mécanismes de réponse rapide et de consolider les partenariats avec les pays de la région caribéenne.

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Centre infos | 17 Avril 2026 |

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Haïti / Environnement : le MdE et ses partenaires définissent de nouvelles orientations stratégiques à Pétion-Ville

Port-au-Prince, 17 avril 2026. Réunis autour des responsables du ministère, les partenaires ont échangé sur les mécanismes de coordination et sur les axes d’intervention jugés prioritaires pour les années 2026–2027. L’initiative ambitionne de renforcer la cohérence des actions publiques et des appuis extérieurs dans un contexte marqué par de multiples défis structurels.

Les travaux ont été organisés en deux temps. La première journée a été consacrée à des discussions de haut niveau, ponctuées de prises de parole officielles et de consultations avec les partenaires techniques et financiers. Ces échanges ont permis de poser les bases d’une meilleure synergie autour des politiques environnementales.

La seconde journée devait se concentrer sur des sessions plus techniques, incluant des ateliers thématiques et des panels de travail. Les participants ont notamment réfléchi à des mesures concrètes autour de la gestion des déchets, de la restauration des espaces dégradés, de la gouvernance environnementale et des mécanismes de financement climatique. Une approche intégrée, allant des zones montagneuses jusqu’aux espaces côtiers, a été mise en avant.

Intervenant à cette occasion, le ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé, a insisté sur la nécessité de structurer davantage l’action publique dans ce secteur. Il a rappelé que l’objectif est d’obtenir des résultats visibles et durables au profit des communautés, en orientant les efforts vers des priorités clairement définies.

Le ministre a également alerté sur la gravité de la situation environnementale du pays, qu’il a qualifiée de préoccupante. Il a présenté plusieurs initiatives en cours, dont le programme « Kombit Zéro Déchets », destiné à améliorer la gestion des déchets et à renforcer les capacités des collectivités locales, ainsi que des actions de reboisement et de préservation des ressources naturelles.

Pour sa part, la coordonnatrice résidente et humanitaire du Système des Nations Unies, Nicole Boni Kouassi, a exprimé sa compassion à la suite du drame de la Citadelle, tout en rappelant l’ampleur des crises auxquelles Haïti est confrontée. Elle a évoqué notamment la situation de déplacement de populations et l’insécurité alimentaire touchant plusieurs millions de personnes, dans un contexte de forte vulnérabilité environnementale.

Elle a souligné que la dégradation de l’environnement aggrave directement les crises humanitaires, citant les inondations et leurs impacts sur les moyens de subsistance. Elle a réaffirmé l’engagement des agences onusiennes telles que le PNUD, la FAO et le FIDA à accompagner les efforts nationaux dans la mise en œuvre de projets durables.

De son côté, le directeur de cabinet du Premier ministre, Axène Joseph, a replacé cette initiative dans un cadre plus large de crise nationale, dominée par les enjeux sécuritaires et économiques. Il a toutefois insisté sur le fait que la question environnementale demeure une priorité urgente pour le gouvernement.

À l’issue de ces deux journées de travaux, les autorités espèrent aboutir à des engagements concrets et à une meilleure coordination des actions sur le terrain, en vue de renforcer la résilience des communautés et d’améliorer durablement les conditions de vie de la population.

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Centre infos | 17 Avril 2026 |

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Haïti / Santé publique : à l’Hôpital universitaire La Paix, les médecins internes montent au créneau pour leurs impayés

Port-au-Prince, 15 avril 2026. La tension est montée d’un cran à l’Hôpital universitaire La Paix, où des internes ont exprimé leur ras-le-bol face à neuf mois d’arriérés de frais de service. Réunis en nombre, ils ont affiché leur colère à travers pancartes et slogans, pressant les autorités sanitaires de tenir leurs engagements financiers.

Malaise profond au sein du personnel médical

Au-delà des revendications liées aux paiements, les manifestants décrivent un environnement de travail de plus en plus précaire. Insuffisance d’équipements, déficit de personnel et lourdeurs administratives figurent parmi les difficultés évoquées. Selon eux, ces contraintes affectent directement la qualité des soins offerts aux patients.

Les internes pointent du doigt le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), dirigé par le ministre Sinal Bertrand, qu’ils jugent responsable de la dégradation actuelle.

Un établissement sous pression

La situation est d’autant plus critique que l’Hôpital universitaire La Paix joue désormais un rôle central dans la prise en charge des patients, depuis l’arrêt des activités de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti. Cette reconfiguration du réseau hospitalier a entraîné une augmentation significative de la fréquentation, accentuant la pression sur les équipes médicales et les infrastructures.

Une mobilisation appelée à durer

En l’absence de réponses concrètes, les médecins internes préviennent qu’ils ne comptent pas baisser la garde. Ils réclament non seulement le paiement immédiat des sommes dues, mais également des mesures structurelles visant à améliorer durablement leurs conditions de travail.

Le mouvement pourrait se poursuivre dans les prochains jours si aucune avancée significative n’est enregistrée.

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Centre infos | 15 Avril 2026 |

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Haïti / Sécurité : le gouvernement annonce une intensification des opérations contre les gangs armés

Port-au-Prince, 15 avril 2026. Selon un communiqué officiel publié mardi, la Direction générale de la PNH a accueilli le commandant en chef de la FRG, le major général Erdenebat Batsuuri, accompagné d’officiers issus de plusieurs pays, notamment de la Mongolie, du Tchad et du Sri Lanka. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coordination opérationnelle entre les deux entités engagées dans la lutte contre l’insécurité.

Le haut commandement de la PNH a également pris part à cette réunion, présentée comme une étape clé dans la planification des interventions visant à reconquérir les zones sous contrôle des gangs armés.

Dans son communiqué, le gouvernement affirme sa volonté de « rétablir l’ordre, garantir la sécurité publique et restaurer pleinement l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national ». Les autorités indiquent que des dispositions stratégiques et opérationnelles ont été arrêtées, tandis que le Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN) est mobilisé et que la FRG entre en phase active de déploiement.

Le document évoque un « tournant décisif » dans la lutte contre l’insécurité, marquée par une intensification des actions coordonnées entre les forces nationales et leurs partenaires.

Le gouvernement a par ailleurs salué l’appui du Groupe permanent des partenaires ainsi que celui de plusieurs pays alliés, soulignant leur contribution financière et opérationnelle au renforcement des capacités sécuritaires d’Haïti.

Les autorités affirment que ces efforts s’inscrivent dans une démarche visant à rétablir durablement la sécurité et la stabilité, condition préalable à l’organisation d’élections « inclusives et démocratiques ».

Ce communiqué intervient dans un contexte de dégradation persistante de la situation sécuritaire dans plusieurs régions du pays, où des groupes armés contrôlent des portions de territoire et multiplient les actes de violence.

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Centre infos | 15 Avril 2026 |

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Haïti : la police rétablit l’ordre au sous-commissariat de Seguin après une offensive armée meurtrière

Port-au-Prince, 15 avril 2026. D’après les informations communiquées par la Direction de communication de la Police nationale d’Haïti (DICOP), l’attaque s’est produite aux environs de 3h30 du matin. Plusieurs dizaines d’individus lourdement armés auraient pris d’assaut l’infrastructure policière, profitant de conditions climatiques défavorables pour mener leur opération.

Face à cette offensive, les forces de l’ordre ont rapidement réagi, contraignant les assaillants à battre en retraite. Des renforts ont été dépêchés sur place, notamment des agents de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre (UDMO), afin de reprendre le contrôle de la zone et sécuriser les environs.

Le bilan de cette attaque est particulièrement lourd. Selon la police, au moins six civils ayant prêté main-forte aux agents ont perdu la vie. Trois policiers ont également été blessés au cours des affrontements.

Sur le plan matériel, d’importants dégâts ont été enregistrés. Les assaillants ont emporté un générateur ainsi que deux motocyclettes, et ont incendié trois véhicules, dont deux appartenant à la police et un autre relevant du ministère des Travaux publics, Transports et Communications.

La Police nationale d’Haïti a exprimé sa solidarité envers les victimes et leurs proches. Elle assure que des mesures sont en cours pour renforcer la sécurité dans le département du Sud-Est, tout en appelant la population à faire preuve de calme et de vigilance face à la menace persistante des groupes armés.

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Centre infos | 15 Avril 2026 |

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Haïti : cérémonie d’adieu pour le représentant spécial de l’OEA en fin de mission

Port-au-Prince, 14 avril 2026. L’événement s’est déroulé en présence de plusieurs personnalités, dont la ministre des Affaires étrangères, Raina Forbin, des membres du gouvernement, ainsi que des représentants du corps diplomatique et consulaire. Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Haïti et chef du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), Carlos Ruiz Massieu, a également pris part à la cérémonie.

Dans son intervention, le chef du gouvernement a salué l’engagement de Cristobal Dupouy durant son mandat, mettant en avant son appui au renforcement des capacités de la Police nationale d’Haïti ainsi que des institutions publiques. Il a également exprimé la reconnaissance des autorités haïtiennes envers Organisation des États Américains pour son accompagnement dans des domaines jugés prioritaires, notamment la démocratie, les droits humains, la sécurité et le développement.

La cérémonie, marquant la fin officielle de la mission du diplomate, a été l’occasion pour les autorités de réaffirmer leur volonté de poursuivre les efforts en vue de rétablir un climat sécuritaire stable. Selon le Premier ministre, cette condition demeure essentielle à l’organisation d’élections « démocratiques, inclusives et crédibles » dans le pays.

Présente de longue date en Haïti, Organisation des États Américains a mené plusieurs initiatives visant à soutenir les institutions nationales dans un contexte marqué par des défis politiques et sécuritaires persistants.

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Centre infos | 14 Avril 2026 |

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Cap-Haïtien : une lettre ouverte au Premier ministre appelle à la réhabilitation du Pont-Neuf

Cap-Haïtien, Haïti 9 avril 2026. Dans ce courrier, l’auteur souligne que les périodes de transition politique peuvent représenter des opportunités de réformes et de réalisation de projets structurants, notamment dans les régions souvent considérées comme marginalisées.

Un axe routier jugé dangereux et prioritaire

La lettre met en avant la dégradation avancée du Pont-Neuf, considéré comme un axe vital reliant le centre-ville du Cap-Haïtien à sa partie orientale. Selon l’auteur, l’état actuel de l’infrastructure représenterait un danger imminent pour les usagers et freinerait les activités commerciales locales.

Le document insiste sur la nécessité d’une intervention rapide des autorités afin de réhabiliter, rénover ou reconstruire cet ouvrage, présenté comme une porte d’entrée stratégique de la ville.

Le Grand Nord au centre des revendications

Richardson Séraphin invite le gouvernement à accorder une attention particulière au Grand Nord, estimant que la région dispose d’un potentiel de développement encore sous-exploité. Il plaide pour que cette zone devienne un pôle prioritaire des actions publiques en matière d’infrastructures et de gouvernance locale.

La correspondance évoque également la nécessité de renforcer les capacités des autorités locales et d’améliorer la gestion des services publics, notamment dans la lutte contre l’insalubrité et la gestion des déchets.

Un appel à l’action gouvernementale

Dans sa conclusion, la lettre estime que la réhabilitation du Pont-Neuf ne constitue pas uniquement un projet d’infrastructure, mais également un enjeu de sécurité, de dignité et de développement pour la population capoise et plus largement pour le département du Nord.

L’auteur exhorte le Premier ministre à répondre à cette demande dans l’intérêt supérieur du pays, en posant un geste fort en faveur du développement régional.

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Centre infos | 10 Avril 2026 | 1

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Haïti : aggravation de la violence à Port-au-Prince, la Croix-Rouge tire la sonnette d’alarme sur une crise humanitaire majeure

Port-au-Prince, le 9 avril 2026. Depuis plusieurs mois, les affrontements entre la coalition de gangs « Viv Ansanm » et les forces de sécurité se sont intensifiés dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Cette escalade de violence a profondément transformé le quotidien dans de nombreux quartiers, où l’insécurité est devenue la norme.

Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), ces combats affectent directement le fonctionnement des infrastructures essentielles tout en laissant des séquelles psychologiques importantes au sein de la population.

« La violence armée ne se limite pas aux pertes humaines. Elle détruit également les capacités de résilience des communautés », a souligné Marisela Silva, responsable de la délégation du CICR en Haïti.

Une population civile constamment exposée

Dans la capitale, les habitants évoluent désormais dans un environnement à haut risque. Les activités les plus ordinaires se rendre au travail, à l’école ou au marché exposent les citoyens à des tirs, des actes de violence ou encore des disparitions.

Le CICR évoque également une ville morcelée par la multiplication de barrages et de points de contrôle non officiels. Cette fragmentation urbaine rend plusieurs axes impraticables et transforme certains quartiers densément peuplés en zones dangereuses et isolées.

Une crise humanitaire qui s’aggrave

La détérioration de la sécurité vient aggraver une situation humanitaire déjà extrêmement fragile. Dans plusieurs zones, notamment à Cité Soleil, l’accès aux services essentiels comme l’électricité ou l’assainissement reste fortement limité, voire inexistant.

Ces conditions de vie précaires accentuent la vulnérabilité des habitants, confrontés quotidiennement à des difficultés pour subvenir à leurs besoins fondamentaux dans un climat d’insécurité permanente.

Préoccupation autour de l’usage de drones armés

Autre source d’inquiétude relevée par le CICR : le recours croissant à des drones armés dans les zones urbaines. Leur utilisation dans des secteurs densément peuplés contribue à intensifier la peur et à restreindre davantage la liberté de mouvement des civils.

Cette évolution du conflit complique également l’acheminement de l’aide humanitaire, déjà fortement perturbé par l’insécurité ambiante.

Un bilan humain lourd

Les données du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme font état d’une situation dramatique : au moins 5 500 personnes ont perdu la vie dans des violences liées aux gangs entre mars 2025 et la mi-janvier 2026.

Par ailleurs, près de 1,4 million de personnes ont été contraintes de fuir leur domicile, illustrant l’ampleur de la crise humanitaire qui secoue actuellement le pays.

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Centre infos | 10 Avril 2026 |

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Haïti / Processus électoral : convergence entre le CEP et la Primature sur les priorités d’organisation des élections

Cette rencontre, présidée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, a permis de passer en revue les principaux défis liés à l’organisation du scrutin, notamment les aspects politiques, sécuritaires, financiers et logistiques.

Une vision partagée autour du retour à l’ordre démocratique

Au terme des discussions, les deux institutions ont constaté une convergence de vues sur l’essentiel : la nécessité d’aboutir à des élections crédibles, inclusives et transparentes dans les meilleurs délais.

Cette position commune s’inscrit dans un contexte marqué par la volonté de rétablir pleinement l’ordre constitutionnel, considéré comme une étape clé pour la stabilité politique et institutionnelle du pays.

Le gouvernement réaffirme son accompagnement

L’Exécutif a renouvelé son engagement à soutenir le processus électoral, tout en respectant l’autonomie du CEP, chargé de la planification et de la mise en œuvre technique des scrutins.

De son côté, le gouvernement entend poursuivre la mobilisation des ressources nécessaires afin de garantir un environnement favorable à l’organisation des élections, notamment sur les plans sécuritaire et logistique.

Appel à l’implication des acteurs concernés

Les autorités ont également insisté sur la responsabilité de l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels dans la réussite du processus. L’objectif affiché reste l’organisation d’élections libres, fiables et conformes aux attentes de la population en matière de gouvernance démocratique.

Dans ce cadre, le CEP Conseil Électoral Provisoire et la Primature entendent maintenir leur coordination afin de garantir la progression du calendrier électoral.

Centre Infos

Centre infos | 09 Avril 2026 | 2

À la une

Haïti : 738 décès en trois mois, l’ORDEDH tire la sonnette d’alarme face à l’escalade de l’insécurité

Port-au-Prince sous tension dans un contexte national critique

Présenté à Port-au-Prince, le document met en lumière une dégradation continue du climat sécuritaire, avec une propagation progressive des actes violents dans plusieurs régions du pays.

L’Artibonite, épicentre d’attaques particulièrement meurtrières

Parmi les zones les plus touchées, le département de l’Artibonite apparaît comme l’un des foyers majeurs de la violence. Le rapport évoque notamment des attaques survenues dans la nuit du 28 au 29 mars 2026, ayant visé plusieurs localités, dont Jean Denis, Fonds-Benoît et Mirebalais.

Ces événements auraient causé la mort de 93 personnes, incluant des femmes et des enfants. L’ORDEDH signale également d’importants déplacements de population, ainsi que des habitations incendiées, laissant derrière elles des communautés profondément déstabilisées.

Une tendance mensuelle toujours alarmante

Sur le plan statistique, l’organisation dresse un bilan détaillé des homicides enregistrés au cours du trimestre :

Janvier 2026 : 299 morts

Février 2026 : 175 morts

Mars 2026 : 264 morts

Si les chiffres varient d’un mois à l’autre, le niveau global demeure extrêmement élevé, avec une reprise notable de la violence en mars, souligne le rapport.

Répartition géographique : l’Ouest et l’Artibonite en première ligne

L’analyse territoriale révèle une forte concentration des violences dans deux zones principales :

Ouest : 65,58 % des victimes

Artibonite : 19,51 %

Les autres régions, notamment le Centre, le Nord et le Sud, restent pour l’instant moins touchées, mais l’ORDEDH avertit d’une possible extension progressive de l’insécurité vers ces zones.

Des défaillances institutionnelles pointées du doigt

Au-delà du bilan humain, le rapport critique également le fonctionnement des dispositifs sécuritaires. Environ 7,85 % des décès seraient liés à des interventions policières jugées mal encadrées ou insuffisamment contrôlées.

L’organisation dénonce par ailleurs l’absence d’une stratégie globale durable, estimant que les opérations ponctuelles menées jusqu’ici ne permettent pas d’endiguer la crise.

Des pistes de réponse proposées

Face à cette situation, l’ORDEDH recommande plusieurs mesures prioritaires, notamment :

l’installation de bases de sécurité permanentes dans les zones sensibles ;

le renforcement durable de la présence policière ;

une meilleure coordination entre les institutions concernées ;

l’élaboration d’un plan national de stabilisation territoriale.

Une urgence nationale, selon l’ORDEDH

En conclusion, l’organisation de défense des droits humains qualifie la situation d’urgence nationale. Elle appelle les autorités haïtiennes à agir rapidement et de manière coordonnée afin d’éviter une aggravation encore plus profonde de l’instabilité.

Sans réponse structurelle et durable, prévient-elle, la spirale actuelle de violence risque de fragiliser davantage le pays.

Centre Infos

Centre infos | 09 Avril 2026 |

À la une

Haïti : le Ministère de l’Environnement et l’UNESCO renforcent leur coopération face aux défis climatiques

Port-au-Prince, 8 avril 2026.

Des priorités environnementales au centre des échanges

Cette rencontre a permis aux deux parties d’examiner plusieurs pistes de collaboration alignées sur les priorités nationales. Les discussions ont principalement concerné l’adaptation aux changements climatiques, la réduction des risques liés aux catastrophes naturelles, la protection de la biodiversité ainsi que la promotion de l’éducation environnementale.

L’un des projets phares évoqués concerne la mise en place d’un programme d’adaptation au changement climatique en milieu scolaire, incluant notamment la réhabilitation d’infrastructures éducatives dans plusieurs régions du pays.

Un appui au renforcement des capacités locales

La coopération envisagée met également l’accent sur le renforcement des capacités des institutions et des communautés. L’objectif est d’améliorer la prévention et la gestion des risques de catastrophe dans les départements du Nord, de l’Artibonite, du Sud et de la Grand’Anse, identifiés comme zones prioritaires.

Les deux responsables ont souligné la nécessité de renforcer les compétences locales afin de mieux anticiper et gérer les impacts des aléas climatiques.

L’éducation environnementale comme levier stratégique

Au cœur de cette collaboration figure aussi la dimension éducative. Le partenariat prévoit un soutien accru à la Direction de l’Éducation Relative à l’Environnement (DERE), avec l’intégration de l’éducation environnementale dans les politiques publiques.

L’UNESCO apporte par ailleurs son appui à la 5e édition du concours « Éco-génie », une initiative destinée à sensibiliser les jeunes et à encourager leur engagement en faveur de la protection de l’environnement.

Vers une dynamique d’entrepreneuriat vert et de gestion durable

Les échanges ont aussi abordé la promotion de l’entrepreneuriat vert ainsi que la gestion des déchets. Plusieurs initiatives sont envisagées, dont un accompagnement des organisations locales, des campagnes de sensibilisation à l’échelle nationale et la mise en place de projets éducatifs, tels que les jardins scolaires.

Une vision commune pour l’avenir

Au terme de cette rencontre, le Ministère de l’Environnement et l’UNESCO ont réaffirmé leur engagement à travailler conjointement pour promouvoir un développement durable inclusif en Haïti.

Les deux institutions estiment que l’éducation, la science, la culture et l’accès à l’information constituent des leviers essentiels pour répondre efficacement aux enjeux environnementaux actuels.

Centre Infos

Centre infos | 08 Avril 2026 |

Actualité

Tèt Sous Simon : la visite du Premier ministre marque la renaissance d’un espace écologique dans le Sud

Sud, 8 avril 2026. 

Un site autrefois abandonné réhabilité

Anciennement affectée par la fermeture d’une installation de captage d’eau, la zone de Tèt Sous Simon avait sombré dans un état de dégradation avancée, devenant aride et presque désertique. À peine deux arbres subsistaient dans cet espace autrefois exploité.

Face à cette situation, le ministère de l’Environnement a engagé un programme de reboisement visant à restaurer l’écosystème et à redonner vie à cette zone stratégique.

Une mobilisation communautaire déterminante

La transformation du site s’inscrit dans une dynamique collective impliquant les habitants, les brigades environnementales ainsi que des écoliers. Cette mobilisation a permis une évolution progressive du paysage, passant de quelques plantules isolées à un espace aujourd’hui verdoyant.

Cette initiative met en lumière l’importance de l’engagement communautaire dans les politiques de développement durable en Haïti.

Un geste symbolique fort du chef du gouvernement

Lors de sa visite, le Premier ministre a procédé à la plantation symbolique d’un cocotier, un arbre emblématique en Haïti, souvent associé à la vie, à la transmission et à la durabilité.

Ce geste s’inscrit dans une volonté de sensibilisation à la protection de l’environnement et à la nécessité de préserver les ressources naturelles.

Un impact concret sur les conditions de vie

Au-delà de sa portée symbolique, le projet de réhabilitation de Tèt Sous Simon a des retombées directes sur la population locale. La remise en état de la source permet désormais un accès à l’eau, notamment pour les activités agricoles, contribuant ainsi à la relance économique de la zone.

Un accueil chaleureux de la population

Le chef du gouvernement a été accueilli par des habitants qui ont exprimé leur satisfaction face aux changements observés. Entre fierté et espoir, ces derniers témoignent des bénéfices concrets de cette initiative, perçue comme un signe d’un État plus proche des citoyens.

Une nouvelle dynamique pour le développement local

La réhabilitation de Tèt Sous Simon s’inscrit dans une stratégie plus large visant à promouvoir la résilience environnementale et le développement durable en Haïti. Elle illustre également un modèle d’intervention publique basé sur l’action concertée entre institutions et communautés.

Centre Infos

Centre infos | 08 Avril 2026 |

À la une

Blocage à Delmas : les chauffeurs montent au créneau contre l’augmentation du carburant

Port-au-Prince, 6 avril 2026.

Des points névralgiques rapidement saturés

Dès les premières heures de la journée, plusieurs axes essentiels ont été pris d’assaut par les manifestants. Des zones comme Delmas 33, Delmas 65, Delmas 75 et les abords du carrefour de la TNH ont été fortement impactées. Sur ces tronçons, la circulation s’est progressivement immobilisée, compliquant considérablement les déplacements quotidiens.

Pour marquer leur mécontentement, des conducteurs ont installé des dispositifs de blocage, allant de barricades improvisées à des pneus incendiés. Des véhicules de transport en commun ont également été positionnés en travers de la chaussée, empêchant toute fluidité du trafic.

Dans certains cas, des passagers ont été contraints de descendre en cours de route, illustrant la tension qui régnait sur le terrain.

Une mobilisation liée au coût du carburant

À l’origine de cette démonstration de force, une contestation vive contre l’ajustement des prix à la pompe. Les chauffeurs dénoncent une mesure qu’ils jugent insoutenable pour leur activité, estimant que leurs revenus ne leur permettent plus d’absorber de telles hausses.

Ils réclament une intervention rapide de l’État, soit par une révision des tarifs, soit par la mise en place de mécanismes d’accompagnement. Plusieurs voix s’élèvent également pour pointer un décalage entre les fluctuations du marché international et la réalité locale.

Les autorités justifient la mesure

Du côté des autorités, la décision est présentée comme une nécessité dictée par l’évolution des prix à l’échelle mondiale. Le gouvernement affirme avoir, en amont, entrepris des efforts de rationalisation des dépenses publiques avant de procéder à cet ajustement.

Une situation qui affecte toute la capitale

Au-delà des zones directement concernées, l’ensemble de Port-au-Prince subit les répercussions de ce mouvement. Les activités quotidiennes sont ralenties et de nombreux citoyens se retrouvent en difficulté pour se déplacer.

Alors que le climat reste tendu, l’évolution de la situation demeure incertaine dans les prochains jours.

Centre Infos

Centre infos | 06 Avril 2026 |

Actualité

Sud : une vaste opération d’aide alimentaire déployée avant les fêtes pascales

Les Cayes, 4 avril 2026. Cette campagne, lancée le 2 avril et prévue jusqu’au 6 avril, cible en priorité les populations les plus exposées à l’insécurité alimentaire. Elle s’inscrit dans le cadre du Programme d’urgence multisectoriel (PUM), mis en œuvre sous la supervision du ministère des Affaires sociales et du Travail (MAST), avec l’appui opérationnel du FAES.

En amont du déploiement, une rencontre stratégique s’est tenue au Centre d’opérations d’urgence départemental (COUD) de Fonfrède. Les discussions ont permis de coordonner les interventions et d’ajuster les modalités de distribution. La séance était dirigée par Jean Sadrack Jean François, responsable de la Direction de lutte contre la pauvreté (DLCP), représentant le directeur général du FAES, Kesner Romilus.

Plusieurs acteurs institutionnels ont pris part à cette réunion, parmi lesquels le délégué départemental du Sud, Lincosld Charles, ainsi que des cadres régionaux du FAES, de la Protection civile et du MAST.

Dans le cadre de cette mission, une visite d’évaluation a également été effectuée à la Maison de rééducation du Sud, à Madame Combe. Ce centre est appelé à accueillir prochainement environ 2 000 personnes en situation de vulnérabilité. Les autorités envisagent d’y mettre en place un restaurant communautaire afin de répondre aux besoins alimentaires des bénéficiaires.

Parallèlement, le gouvernement maintient ses efforts d’assistance à travers le pays. Des milliers de repas sont distribués chaque jour aux déplacés internes, notamment dans les départements de l’Artibonite, du Centre et de l’Ouest. Dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, des cantines mobiles assurent également une couverture alimentaire quotidienne à des dizaines de milliers de personnes.

À travers ces différentes interventions, les autorités entendent limiter les impacts de la crise humanitaire en cours et renforcer les mécanismes de soutien en faveur des couches les plus fragiles de la population.

Centre Infos

Centre infos | 04 Avril 2026 | 111

À la une

Sud d’Haïti : une cargaison de marijuana abandonnée saisie par la police à Saint-Louis du Sud

Saint-Louis du Sud, 4 avril 2026. Une patrouille de la Police nationale d’Haïti (PNH) a découvert, vendredi, une cargaison suspecte abandonnée le long de la route nationale numéro 2. L’information a été relayée par la Direction de la communication de la PNH.

Une dissimulation rudimentaire mais efficace

À première vue, rien ne distinguait les trois sacs de charbon retrouvés à Kafou Bè Dimèl, non loin de « Kafou Gandhy ». Pourtant, à l’intérieur, les agents ont mis au jour 19 paquets de marijuana soigneusement emballés.

L’absence totale de présence humaine sur les lieux intrigue. Tout porte à croire que la marchandise a été déposée puis abandonnée, possiblement pour être récupérée ultérieurement, une méthode fréquemment utilisée dans les circuits clandestins afin de limiter les risques d’interpellation.

Une procédure enclenchée sous supervision judiciaire

Suite à un signalement du Commissaire du gouvernement près le tribunal des Cayes, une équipe policière a été dépêchée rapidement. Le juge de paix, Me Walker Saint Jean, s’est rendu sur place pour effectuer les constats légaux nécessaires.

Après les vérifications d’usage, les paquets ont été transférés au Bureau de lutte contre le trafic de stupéfiants, qui a confirmé qu’il s’agissait bien de cannabis.

Une lutte toujours confrontée à des zones d’ombre

Cette saisie illustre une fois de plus les stratégies discrètes employées par les trafiquants. En abandonnant temporairement les cargaisons, ces derniers compliquent le travail des forces de l’ordre, notamment en matière d’identification et d’arrestation.

Dans ce dossier, aucun suspect n’a été appréhendé, laissant planer des incertitudes sur l’origine et la destination de la drogue.

La population appelée à la vigilance

Face à ces pratiques, la PNH insiste sur le rôle clé de la population. Les autorités encouragent les citoyens à signaler toute activité suspecte, estimant que la lutte contre le trafic de stupéfiants repose aussi sur une collaboration active entre police et communauté.

Centre Infos

Centre infos | 04 Avril 2026 |

Actualité

Haïti : décisions controversées au ministère de l’Intérieur dans le dossier des passeports irréguliers

Port-au-Prince, 3 avril 2026. Selon des informations rendues publiques, plusieurs employés de la Direction de l’Immigration et de l’Émigration (DIE) ont été écartés de leurs fonctions après avoir été interpellés dans le cadre d’une enquête liée à la production de deux passeports en dehors des normes établies. Pourtant, cette mise à l’écart intervient en dépit d’un rapport de la Direction Centrale de la Police Judiciaire qui aurait blanchi les agents concernés.

Cette contradiction apparente entre les conclusions de l’enquête policière et la décision administrative du ministère soulève des doutes sérieux quant à la rigueur et à l’impartialité du processus décisionnel. En effet, aucune preuve tangible n’a été rendue publique pour justifier une mesure aussi lourde de conséquences pour les employés concernés.

Plus troublant encore, le ministère n’aurait pris aucune disposition similaire à l’encontre d’autres agents de la DIE pourtant cités dans un rapport de l’Unité de Lutte Contre la Corruption en 2025 pour des faits présumés de corruption. Ce traitement différencié alimente les soupçons de décisions arbitraires, voire sélectives, au sein de l’institution.

Par ailleurs, des éléments indiquent que le département d’État américain aurait contacté la DIE au sujet de cette affaire, les autorités américaines n’ayant pas été informées de l’existence de ces passeports controversés. Une situation qui pourrait fragiliser davantage la crédibilité de l’administration haïtienne sur la scène internationale.

Selon le parquet de Port-au-Prince, c’est le ministre lui-même qui aurait sollicité le transfert des deux passeports à la justice, invoquant leur délivrance en violation des normes. Toutefois, en l’absence d’explications publiques détaillées, cette démarche apparaît insuffisante pour dissiper les zones d’ombre entourant l’affaire.

À ce jour, Paul Antoine Bien-Aimé n’a fourni aucune justification claire quant à ses décisions. Cette absence de transparence, combinée à des actions perçues comme incohérentes, alimente les critiques sur la gouvernance du ministère de l’Intérieur et pose la question du respect des principes fondamentaux de justice administrative.

Dans un contexte déjà marqué par une défiance accrue envers les institutions publiques, cette affaire risque de renforcer le sentiment d’arbitraire et d’impunité, à moins que des clarifications rapides et étayées ne soient apportées.

Centre Infos

Centre infos | 03 Avril 2026 |

07 Mai 2026 |

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